le Samuraï

le Samuraï
DESCRIPTION D'UN SAMURAI :

" Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre, à mourir quand il est juste de mourir " " Manger avec modération, éviter la volupté " " Un Samouraï se conduira en fils et en sujet fidèle. Il ne quittera pas son souverain, quand bien même le nombre de ses sujets passerait de cent à dix, de dix à un " " En temps de guerre, le témoignage de sa loyauté consistera à se porter s'il le faut au-devant des flèches ennemies sans faire cas de sa vie " "...s'il perd le combat et s'il est obligé de livrer sa tête (...) il mourra en souriant, sans aucune vile allure "

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"Bushido signifie la volonté déterminée de mourir. Quand tu te retrouveras au carrefour des voies et que tu devras choisir la route, n'hésite pas : choisis la voie de la mort.

Ne pose pour cela aucune raison particulière et que ton esprit soit ferme et prêt. Quelqu'un pourra dire que si tu meurs sans avoir atteint aucun objectif, ta mort n'aura pas de sens : ce sera comme la mort d'un chien.

Mais quand tu te trouves au carrefour, tu ne dois pas penser a atteindre un objectif : ce n'est pas le moment de faire des plans.

Tous préfèrent la vie à la mort et si nous nous raisonnons ou si nous faisons des projets nous choisirons la route de la vie.

Mais si tu manques le but et si tu restes en vie, en réalité tu seras un couard.

Ceci est une considération importante.

Si tu meurs sans atteindre un objectif, ta mort pourra être la mort d'un chien, la mort de la folie, mais il n'y aura aucune tache sur ton honneur.

Dans le Bushido , l'honneur vient en premier.

Par conséquent, que l'idée de la mort soit imprimée dans ton esprit chaque matin et chaque soir.

Quand ta détermination de mourir en quelque moment que ce soit aura trouvé une demeure stable dans ton âme, tu auras atteint le sommet de l'instruction du bushido".

# Posté le samedi 25 août 2007 06:39

Modifié le samedi 25 août 2007 07:28

Aikido

Aikido
L'AIKIJUJUTSU se définit comme la voie de l'union et de l'harmonisation des énergies.

Ce concept fondamental des arts martiaux se traduit en AIKIDO par des mouvements circulaires.

L'AIKIJUJUTSU comprend dans sa pratique des techniques de projection, d'immobilisation, de luxation contre des armes ou contre plusieurs adversaires.

Cet art très complet possède un répertoire comprenant un grand nombre d'anciennes techniques issues du JUJUTSU.

Les origines de l'Aikido

L'Aïkido que nous pratiquons aujourd'hui trouve ses origines dans le Daïto Aïkijutsu qui, dit-on, fut fondé par le prince Taïjun, 6ème fils de l'Empereur Seiwa (850-800 après J.C.). Par l'intermédiaire de son fils Tsunemoto, l'art fut transmis de génération en génération au sein de la famille des Minamoto.

Lorsque l'art fut transmis à Shinra Saburo Yoshimitsu, jeune frère de Minamoto Yoshie, il semble que les fondations techniques de l'Aïkido actuel étaient déjà établies.


Le deuxième fils de Yoshimitsu, Yoshikiyo qui vivait à Takeda (province de Kaï dans le centre du Japon) prit le nom de cette province et les techniques enseignées vinrent à être connues sous ce nom.

En 1574, Takeda Kunitsugu déménage à Aïzu et c'est ainsi que les techniques transmises à ses descendant vinrent à être connues sous le nom de Aïzu-Todome-Waza.

Toutefois, l'art restait exclusivement le privilège des Samuraï et il était pratiqué de facon restreinte, à l'intérieur du clan et de la famille, jusqu'à ce que le Japon émerge de la période féodale à partir de l'ère Meiji (1868).

C'est à cette époque que Takeda Sokaku Senseï, alors chef du clan, commença à divulguer l'art en dehors du clan en voyageant très largement dans tout le Japon pour finalement s'installer à Hokkaïdo.

Son fils, Takeda Tokimune Senseï, ouvrit un Dojo à Abashiri où il perpétua et développa l'Aïkijutsu en tant que représentant de l'école Daïto.

Parmis les élèves remarqués de Takeda Sokaku Senseï, se trouvait Ueshiba Morihirei, homme d'une rare habileté qui développa et maîtrisera l'art qu'il nous a légué sous le nom d'Aïkido.

Sensei Morihirei Ueshiba
Biographie complète

Maître Ueshiba est né de Yokoru et Yoki Ueshiba le 14 Décembre 1883 à Tanabé au Japon. C'était un enfant de faible constitution et souvent malade, mais très intelligent. Il étudie le chinois et la religion Bouddhiste sous la direction d'un prêtre Zen. Il porte un intérêt marqué à la prière et la méditation. Pour se renforcer physiquement, son père le pousse à pratiquer le Sumo et la natation dès l'âge de 10 ans.
En 1901, il part à Tokyo, où il ouvre une librairie papeterie. Il étudie le Ju-Jutsu au Kito-ryu, et le Ken-Jutsu au Shinkage-ryu. De nouveau malade, il retourne à Tanaka. Quelques temps plus tard, il épouse Itogawa Hatsu.

A 20 ans, il part s'engager dans un régiment d'infanterie, où il apprend le combat à la baïonnette. Il quitte l'armée en 1906, et retourne à Tanabé.

En 1910, le gouvernement japonais lance un projet pour repeupler Hokkaido. Ueshiba décide de partir en 1912 avec sa famille et un groupe de 80 personnes. Ils fondent la ville de Shirataki. La vie est très dure, l'hiver très long, les récoltes mauvaises. Mais la détermination de Ueshiba motive les colons. C'est à cette époque que Ueshiba rencontre Sokaku Takeda, Maître de l'école Daito de Jujutsu. Ueshiba l'invite à rester chez lui pour qu'il lui enseigne son art.

En 1919, il apprend que son père est gravement malade. Il abandonne ses terres à Maitre Takeda et part pour Tanabé. En route, il entend parler de Onisaboro Deguchi, un grand maître spirituel de la secte Shinto Omoto Kyo se trouvant à Ayabé , près de Tokyo. Ueshiba décide de lui rendre visite. Arrivé à Tanabé, il apprend que son pére est mort depuis 4 jours. Très peiné, il passe de longs mois à méditer et à prier. Il décide de s'installer avec sa famille à Ayabé et entre dans la secte Omoto Kyo.
Il ouvre le dojo "Ueshiba Juku" pour les adeptes de la secte. Il y développe sa propre idée du Budo. Sa notoriété grandit, et en 1923, il appelle son art Aiki-Bujutsu. Pendant cet période, il aura souvent la visite de Maitre Takeda.

En 1924, il décide de suivre Maitre Degushi en Mongolie pour fonder une communauté utopiste, centre spirituel pour l'amour et la fraternité universelle, selon les principes de l'Omoto Kyo. Six mois plus tard, après d'innombrables difficultés, le gouvernement chinois les fait emprisonner. Ils évitèrent d'être fusillés grâce à l'intervention du gouvernement japonais.

De retour au Japon, Maitre Ueshiba reprend son entraînement, développant son art, connu sous le nom de "Ueshiba Aiki-jutsu". Sa réputation s'étend à travers tout le Japon. De grands Maîtres d'Art Martiaux viennent le voir pour le défier. Jigoro Kano, le fondateur du Judo, envoie ses meilleurs élèves étudier l'art martial qui deviendra "Aikido" en 1942. Il est invité à faire de nombreuses démonstrations dans tout le Japon, et entre autres, devant la famille impériale. Il donne des cours à l'académie de police militaire.

Début de la guerre au Japon, Maitre Ueshiba part à Iwama près de Tokyo. Il y pratique l'agriculture, et ouvre un dojo, le Hombu Dojo, aujourd'hui sanctuaire de l'Aïkido.

En 1948, les américains, qui ont interdit toutes pratiques martiales au Japon, autorisent la reprise de l'enseignement de l'Aikido pour son caractère de Paix et de recherche de vérité. L'Aikikai Foundation est officiellement ouvert le 9 Février, dirigé par Kisshomaru Ueshiba, son troisième fils.

En 1969, Maître Ueshiba tombe malade. Il meurt le 26 Avril. Deux mois plus tard, Hatsu, sa femme, meurt à son tour.

Developpement de l'Aikido a travers le monde

Le développement international de l'aïkido n'a commencé qu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'aïkido pratiqué aujourd'hui découle plus d'interprétations de professeurs célèbres que de l'art du fondateur lui-même. Ces enseignants réputés, tels que Gozo Shioda, Koichi Tohei, Kisshomaru Ueshiba, Kenji Tomiki et Minoru Mochizuki, tous disciples avancés de Morihei Ueshiba, introduisirent progressivement leurs modifications personnelles entre le début des années cinquante et la fin des années soixante. Aujourd'hui, ces formes dérivées de l'aïkido présentent chacune des caractéristiques distinctes et uniques. L'existence de différentes interprétations de l'aïkido s'explique principalement par le contexte historique, notamment la Seconde Guerre mondiale, par la longue retraite du fondateur à Iwama, par son âge avancé à l'époque du début de la popularisation de l'aïkido, et par le fait qu'il ne participait pas aux activités d'organisation et d'administration.

Kisshomaru Ueshiba est l'actuel Doshu, ou Maître de la Voie. Il continue, avec l'aide des grands maîtres à travers le monde, à développer l'Aïkido, et à diffuser l'esprit de Maître Ueshiba dans son message de Paix.

# Posté le samedi 25 août 2007 07:17

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 16:03

Karate

Karate
La voie martiale de la main (TE) vide (KARA) axe sa pratique sur les frappes des poings et des pieds (atemi).

Cet art de combat à main nue fut créé par les hommes du peuple, afin de se protéger des assaillants. Il recherche la mobilisation totale de l'énergie, la décontraction, la vitesse et la maîtrise du corps comme de l'esprit.

Le KARATEDO du YOSEIKAN est très complet. Il englobe les frappes, les techniques de projection et d'immobilisation, ainsi qu'un grand nombre de kata (forme codifiée).
Cette discipline est enseignée au Japon par Teruo Sano Sensei.

Très direct, le KARATEDO vise à mettre l'adversaire hors de combat à la première attaque. La maîtrise de soi et la volonté d'éviter le combat sont primordiales.

L'origine

Le karaté est un art du combat à mains nues ayant puisé ses origines dans des techniques de boxe chinoise qui furent diffusées par les moines guerriers du temple de Shaolin lors des persécutions du XVIème siècle. Cette méthode de combat, appelée à l'époque "Wu Xing Chuan" fut introduite dans les îles Ryû Kyû vers l'an 1500.

Histoire

L'Okinawa-Te, ancien nom du karaté, qui signifie "la main vide", se développa rapidement au sein de la population lorsque 300 000 samouraï du clan Satsuma envahit l'île en l'an 1609 sur l'ordre du Shogun. Afin d'éviter les révoltes de la part des habitants, le Seigneur interdit le port de tout arme blanche sur l'île.

C'est à cette époque que l'Okinawa-Te fut utilisé pour combattre l'envahisseur avec des techniques rigoureuses et très efficaces. Les habitants s'entraînaient la nuit en secret, formant leur corps et leur esprit au combat.

Naissance du karaté d'Okinawa
(l'ile d'Okinawa se situe entre Taiwan et le Japon)

Comme ce fut le cas de la capoeira noire à l'encontre des oppresseurs en amérique latine, les techniques d'Okinawa-te et de Tigua (Ko-budo) s'intégrèrent dans les danses traditionnelles pour tromper le contrôle des occupants.

En l'an 1733 naquit à Shuri, Teruya Kanga, qui fut considéré plus tard comme le père fondateur de l'ancienne technique Okinawaienne de combat à main nue. Il entra dans l'histoire sous le nom de Tode Sakugawa. Grâce à plusieurs voyages qu'il effectua en Chine pour travailler ses connaissances de l'art, il put étudier et former différents disciples à son retour sur l'île d'Okinawa.

A partir du XIXème siècle, l'Okinawa-Te se structure enfin. Plus nombreux sont les experts qui travaillent ensemble dans la même voie du combat. Parmi eux, un nom que l'on retiendra, celui de Sokon Matsumura. C'est lui qui fut le premier Maître officiel à jeter les bases d'une véritable école de karaté Okinawaienne, le Shuri-Te.

En 1868 commence une nouvelle période de l'histoire d'Okinawa avec la montée sur le trône impérial du jeune Mutsu-Hito. C'est une véritable rupture avec un passé féodal. Pour l'Okinawa-Te, c'est la fin de la clandestinité et de son utilité guerrière. En l'espace de 20 ans la motivation dans la pratique de l'art mortel des Ryû Kyû changea. Celui-ci se transforma lentement de technique guerrière en technique éducative, passant notamment par le maître Anko Itosu qui introduisit l'Okinawa-Te à l'école en 1902.

A partir du XXème siècle, de nombreuses écoles de karaté commencèrent à se distinguer sur l'île d'Okinawa et ce grâce à la formation de nouveaux élèves et aux fusionnements de différents styles. A cette époque, les trois styles de karaté majeurs sont le Shuri-Te, le Naha-Te et le Tomari-Te. Ces différentes tendances donneront plus tard naissance aux styles de karaté que nous connaissons aujourd'hui.

A notre époque les quatres principaux styles de karaté sont:

Shotokan (la maison dans l'onde des pins)
Wado-Ryu (la voie de la paix)
Shito-Ryu (l'école du fil de l'ouest)
Goju-Ryu (l'école du dur et du souple)
Premier voyage du karaté

Il faudra attendre l'an 1916 pour que plusieurs maîtres de l'Okinawa-Te acceptent de démontrer publiquement leur art qui jusque là était resté secret. L'histoire retiendra le nom de Gichin Funakoshi qui partit le premier au Japon afin de démontrer son art lors d'une manifestation importante organisée par Jigoro Kano, fondateur du Judo. Le public japonais fut émerveillé par ce nouvel art du combat qu'il ne connaissait pas. En l'an 1922, la première école de karaté dirigée par Gichin Funakoshi ouvra ses portes à Tokyo. C'est à cette époque également que le nom de Okinawa-Te fut changé en celui de karaté afin de rompre la tradition chinoise face aux japonais.

Transmission

Sur le plan de la transmission, ce sont les années 30 qui constituent le point de diffraction de l'évolution du karaté à Okinawa. Ils existent à Okinawa de nombreux dojos de karaté, ceux-ci se situent dans deux grands courants traditionnels: le Shuri-Te et le Naha-Te.

Les trois écoles Shorin-Ryu, Gôjû-Ryu et Ueshi-Ryu sont considérées comme les plus importantes. Voici les styles de karaté majeurs qui existent de nos jours.

Le karate s'est répandu en Europe occidentale après la Seconde Guerre mondiale et les américains s'en inspirèrent pour la création du full contact. Les premiers championnats du monde de karaté se déroulèrent à Tokyo en 1970, et c'est à cette occasion que fut créé la fédération internationale de karaté (WUKO, World Union of Karate Organizations). Il y a actuellement plus de 250 000 licenciés en France. Les karatéka seraient environ 15 millions dans le monde entier.

D'art de guerre, le Karaté est devenu un sport qui peut se pratiquer en compétition, tout en restant une méthode violente de self-défense.

# Posté le samedi 25 août 2007 07:26

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 16:07

Aikido VS KickBoxing

On lit souvent (y compris dans le dictionnaire de ce site !) que le kick-boxing est une discipline d'origine japonaise. Comment distinguer la discipline elle-même et le terme "kick-boxing", qui ressemble - on l'a compris - plus à de l'Américain qu'à du Japonais ! Alain Delmas et Jean-Roger Callière, spécialistes de la question, nous aident à y voir plus clair sur l'origine de la boxe pieds-poings, et sur l'apparition du terme "kick-boxing" et de la discipline ainsi baptisée.
éterminer la naissance des boxes pieds-poings n'est pas chose facile. Les premiers combats mettant en scène des protagonistes devant un public datent de la naissance de la civilisation. Cependant avant le christianisme, c'est en Egypte, en Macédoine, en Asie et à Rome que l'on retrouve les traces de confrontations de type "boxe". En Grèce, on parlait de Pugilat et de Pancrace, puis en Birmanie, de Boxe birmane (Bama lethwei). L'ancien Pancrace grec peut être considéré comme précurseur de règles de "boxe totale", puisque tout type de frappe y était autorisé. Il en est de même pour la Boxe birmane où le boxeur utilisait l'ensemble de son corps comme arme. Cette dernière a donné naissance, suite à l'histoire mouvementée de cette région de l'Asie du Sud-Est, à la Boxe thaïlandaise (ou Muay-thaï).

Précision terminologique

Kick-boxing, peut se traduire par boxe pieds-poings (to kick : "donner un coup de pied" et boxing, bien sûr, relatif à l'action de délivrer des coups de poing). Le terme Kick-boxing, outre atlantique, est une appellation générique de l'ensemble des pratiques de percussion utilisant les techniques de jambes. Chez nous en France, l'activité Kick-boxing, dans la plupart des clubs de boxes sportives pieds et poings, est devenue une discipline à part entière. À l'origine le Kick-boxing américain est un règlement de compétition, permettant aux compétiteurs des différentes pratiques martiales de se rencontrer dans un certain type de confrontation (à l'origine celui de la W.K.A. - World Karate Association). Il s'est tellement répandu, qu'il est devenu l'une des formes de sport de combat inspirée des arts martiaux la plus pratiquée au monde.

Le kick-boxing japonais

Pour certains, le terme Kick-boxing aurait été inventé au Japon après les jeux olympiques de 1964 par le promoteur de combats Osamu Noguchi pour désigner une version japonaise du Muay-thaï. Celui-ci en voyage d'étude dans les pays du sud-est asiatique s'inspira de ce qu'il voyait sur les rings thaïlandais. Peu de temps après, grâce à l'enthousiasme de Kenji Kurosaki adepte de Kyokushinkai (forme de Karaté autorisant les contacts) naissait le Kick-boxing japonais (une boxe où le règlement permettait de frapper à coups de pied, de poing, de genou et de coude, agrémentée de certaines projections de Judo). Le succès fut immédiat. Après avoir créé son propre style de combat, Kenji Kurosaki mit en place un célèbre camp d'entraînement, en 1969, le Méjiro-Gym de Tokyo. Il eut pour élèves des pratiquants renommés comme Akio Fujihira, Toshio Tabata, Yoshiji Soéno, le Français Patrick Brizon, le Hollandais Jan Plas (célèbre entraîneur hollandais) et le brillant Toshio Fujiwara (légende du Kick-boxing japonais avec 129 victoires). Au cours des premières années, les kick-boxeurs nippons venaient directement du Kyokushinkai.

Évolution et mutation des formes de rencontre aux U.S.A.

À la même période aux États-Unis l'engouement pour le Karaté ainsi que pour les autres arts martiaux (Kempo, Kung-fu, Taekwondo...) et la volonté de certains médias font évoluer les choses. Différents styles de pratiques martiales développèrent des formes de contact variées. De nombreux champions désireux de faire connaître la diversité de leurs techniques, contribuèrent à leur évolution. Des tournois étaient organisés par des styles de combat divers ; comme l'United States National Karate Championship de Jhoon Rhee, la Bataille d'Atlanta d'Ed Parker, et dès 1963 les opens sur ring de Bando Burmese kickboxing (forme héritière de l'ancestrale Boxe birmane). D'autres tournois importants comme le Mas Oyama All Worth America Championship (Karaté Kyokushinkai au K.O.) ont changé les traditionnels tournois de karaté jusqu'alors organisés sans contact. Également, l'idée de Bruce Lee (célèbre acteur de cinéma, au milieu des années 1970) et de Jhoon Rhee (professeur d'Alan Steen, de Jeff Smith et de Gordon Franks) de combattre avec protections et gants, a ouvert une nouvelle voie pour tous les amateurs de "combat réel".

Un tournant décisif

Aux États-Unis, certains situent la naissance du Kick-boxing le 17 janvier 1970 à Long-Beach (Californie), quand Lee Faulkner organisa une rencontre sur ring au K.O., opposant Joe Lewis à Greg Baines, combat de Full-contact Karate appelé American Kickboxing par un journaliste.

Enfin, une autre hypothèse semble faire l'unanimité. Au milieu des années 1970, certains karatékas de haut niveau, décidèrent d'apporter la dose de contact qui manquait à leur discipline de compétition. C'est ainsi que commença la "révolution" du karaté. Ils procédèrent à des essais de nouvelles formes de combat. D'abord l'idée de l' "open", satisfaisait les exigences de tous les adeptes des arts martiaux, où les pratiquants portaient des protections en matériau expansé, ce qui leur permettait de toucher un peu plus l'adversaire et sans que le K.O. soit permis. Ainsi on parla d'un American karate, en fait, il s'agissait d'un "point karate" (karaté de type escrime olympique à la touche contrôlée, appelé plus tard en Europe, "semi-contact"). Mais ces grands tournois de "point fighting" (à la "touchette") ne satisfaisaient pas tout le monde ; il fallait une raison, bien plus importante, pour attirer les sponsors et la télévision : le "K.O.system" (les Américains n'appréciaient pas les simulacres de combat). C'est pour ces raisons que naquit le "Full contact Karate" le 14 septembre 1974 à Los Angeles (Californie) lors d'une soirée historique réunissant 12.000 spectateurs. Ce fut le premier championnat du monde P.K.A. sur tatami.

La révolution du karaté américain

Le 1er héros fut le très célèbre karaté-ka Joe Lewis qui disputa le premier match de "karaté " avec des gants de boxe. Un nouveau style de combat était né. Lentement, cette forme sportive se structura, des rencontres s'organisèrent un peu partout et Howard Hanson, célèbre organisateur et ceinture noire de Karaté Shorin-Ryu, eut l'idée d'organiser les combats sur un ring plutôt que sur un tatami. Il fallait une fédération pour régir ce nouveau sport, la première fut la "Professional Karate Association" (P.K.A.) fondée par Mike Anderson et les époux Don et Judy Quine. Cette fédération avait pour objectif de coordonner et de promouvoir cette discipline au niveau professionnel dans le monde entier. Mike Anderson à cette époque dirigeait la revue "Professional Karate Magazine" et organisait la "Top ten national" à l'issue de laquelle des sommes importantes étaient distribuées aux vainqueurs. Cette forme de compétition a été introduite en France par Dominique Valéra (célèbre karatéka français) à la fin des années 1970, sous le nom de "Full-contact", appelée plus tard "Boxe américaine" suivant des directives ministérielles.

Le kick-boxing version low-kick

Rapidement les Américains ont dominé le monde occidental avec leurs vedettes : Bill Wallace, dit : "superfoot" grâce à sa légendaire jambe avant. Il fut le porte drapeau du mouvement du "Full contact Karaté", Joe Lewis bien sûr, Jeff Smith (meilleur "point fighter" en 1974, élève du célèbre Coréen Jhoon Rhee, connu comme le "père du Taekwondo américain" et inventeur des protections en plastique utilisées pour le lancement du Full Contact le 14 septembre 1974), Isaias Duenas et Joe Corley.

Mais un autre tournant annonce la naissance du Kick-boxing moderne. Howard Hanson, élève de Mike Stone, professionnel des organisations et visionnaire, s'aperçoit que les règles dans lesquelles les combats s'inscrivent sont trop limitées. Pour lui, un vrai champion doit défendre son titre contre des combattants de tous les pays. Certes, les Américains dominaient "leur monde" mais pour rencontrer les Asiatiques (notamment les Japonais et les Thaïlandais), il fallait ajouter à leur sport une technique essentielle : la frappe dans les jambes ou low-kick. Enfin naquit un style plus complet alliant techniques de poing (boxe anglaise) et de pied (Karaté, Taekwondo...et Muay-thaï) s'appelant le Kick-boxing.

Une des vedettes de la P.K.A., Benny "the jet" Urquidez, s'inscrit dans ce projet qui donnait naissance à une nouvelle structure, en 1976, s'occupant du Kick-boxing, la "World Karate Association" (W.K.A.) devenue plus tard la "World Kickboxing Association". L'emblème choisi par la W.K.A. fut un globe entouré d'une ceinture noire afin de symboliser le but international de cette organisation.

Benny Urquidez rencontre et bat, à la fin des années 1970, les plus grands champions comme le Thaïlandais Narong Noi (en 1977) et certains grands champions du Kick-boxing japonais, suscitant la stupéfaction générale. Benny "the jet" est rapidement suivi par de nombreux champions américains.

Les vedettes du Kick-boxing apparaissent régulièrement dans les shows télévisés : Jean-Yves Thériault (vedette de la P.K.A.) et Michel Rochette tous deux Canadiens, Carl Beamon et bien sûr l'immense Benny Urquidez (champion du monde dans différents styles dans plusieurs catégories, qui effectua un come-back à 42 ans, pour remporter un nouveau titre). Ce dernier deviendra une idole au pays du soleil levant grâce à son style spectaculaire et à sa longévité exceptionnelle. On peut citer aussi Kunimasae Nagae, Blinky Rodriguez, Steve Sheperd, Kunamitsu Cekao, Alvin Prouder, Toshio Fujiwara, etc. D'autres grands noms font la renommé du Kick-boxing, comme Don Wilson, Pet Cunningham, Maurice Smith, etc.

Les ratings

L'élaboration d'un classement indépendant (rating, inventé par Paul Maslak) aida à y voir plus clair dès l'année 1979. Cela permit aux combattants de tous les styles pieds-poings de pouvoir se situer en dehors de tout "star-system", une cohérence émergeait enfin. Désormais les organisateurs devaient respecter un véritable classement mondial. Seuls les vrais champions et leur challenger pouvaient monter sur le ring, titre en jeu.

Le kick-boxing en Europe

Les premières organisations qui eurent lieu en Hollande firent entrer l'Europe dans le grand cercle mondial du Kick-boxing. Les Pays-Bas, berceau européen du Kick-boxing, brillèrent avec leurs grands champions tels : Lucien Carbin, André Brilleman, Yvan Hypolyte et surtout les désormais légendaire Fred Royers surnommé "le gladiateur " (superstar des rings avec plusieurs titres mondiaux dans différentes boxes pieds-poings), ainsi que Rob Kaman (à l'efficacité et à la longévité exceptionnelle).

Pour l'arrivée en France de la discipline Kick-boxing, on retiendra les chefs de file, Richard Dieux et Joël Goncalves.

Le développement de cette pratique, malgré la multitude de sports de contact qui existaient déjà, a été possible grâce à ses règles se situant au carrefour d'un style dur comme la boxe thaïe et d'autres styles tels que le Full-contact et la Boxe française-savate.

Pendant un temps, la plupart des pays européens reconnaissait la W.K.A. Ensuite les responsables de grandes fédérations mondiales décidèrent de proposer des titres dans l'ensemble des disciplines pieds-poings (Full-contact, Muay-thaï, et Kick-boxing). À côté de structures sérieuses se développèrent des fédérations fantasques. Ce qui compliqua les choses.

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 06:51

Modifié le lundi 21 janvier 2008 11:51

Minoru Mochizuki

Minoru Mochizuki
aïkido : 10ème dan
jujutsu : 9ème dan
iaido : 8ème dan
judo : 8ème dan
kobudo : 8ème dan
kendo : 5ème dan
karaté : 5ème dan
jo-jutsu : 5ème dan

Minoru Mochizuki est l'un des élèves directs de Jigoro Kano (un des fondateurs du judo), de Morihei Ueshiba (fondateur de l'aikido) et de Gichin Funakoshi (fondateur du karaté Shotokan).

Persuadé que les arts martiaux sont dénaturés par leur séparation en différentes disciplines et leur transformation en sport, il assemble les principales techniques de la tradition martiale japonaise en une unique structure cohérente. Il surveille et dirige le développement de ce système depuis sa maison de Shizuoka où son dojo, appelé Yoseikan est fréquemment visité par des spécialistes d'arts martiaux du monde entier.

En 1963, il envoie son fils Hiroo Mochizuki en Europe pour y développer le Yoseikan Ryû. En 2000, il transmet officiellement la direction de ce dojo à son fils. Dans les dernières années de sa vie, Minoru Mochizuki partit pour la France pour y vivre avec son fils. Vers la fin sa vie, il souffrait de douleurs aux genoux, mais cela n'altéra pas sa pratique au sabre. Il décède le 30 Mai 2003 à Aix-en-Provence entouré de son fils et de ses petits enfants.

# Posté le lundi 24 septembre 2007 06:15

Modifié le lundi 24 septembre 2007 06:44